13.07.2009

HOMOPHOBIE en AQUITAINE

BORDEAUX. Un jeune homme a déposé plainte pour une agression homophobe dont il a été victime dans le hall de son immeuble

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Le tapage nocturne vire à l'agression

Il est tellement choqué qu'il ne peut pas rester dans l'immeuble et a préféré se réfugier chez des amis de l'autre côté de la Garonne. Dans la nuit de dimanche à lundi, Pierre a été agressé. Violemment. Pour la première fois de sa vie, son homosexualité a été le prétexte à une pluie de coups.


Pierre, 31 ans, habite un appartement situé au premier étage, dans le quartier des Grands Hommes à Bordeaux. Vers 4 h 30 cette nuit-là, il est tiré de son sommeil par la sonnerie de son interphone. Par la fenêtre, il tente de voir qui sonne ainsi. Pense que les trois jeunes qu'il aperçoit se trompent de sonnette et cherchent à joindre la locataire de l'appartement du dessus. Ils appuient en effet sur tous les boutons.


« Je leur ai crié d'arrêter, je pensais qu'ils avaient bu et sortaient d'une fête », témoigne-t-il. « Du coup tout l'immeuble était à la fenêtre. » Il se recouche, essaie de se rendormir. La sonnerie reprend, stridente et cette fois continue.


Échange de sourires

« J'ai pété un câble », admet-il. « Très énervé, je me suis rué en caleçon dans le hall ». Hall constitué en fait d'un sas. Dans la précipitation, il laisse la première porte se refermer derrière lui et ouvre la seconde. Il se retrouve face à face avec un jeune homme, « le crâne rasé, le regard peu rassurant ».


Ils s'expliquent. Contre un ton moins agressif, le jeune semble faire profil bas. Mais alors qu'il sonne au deuxième interphone pour que son ami lui ouvre, Pierre est questionné. Son interlocuteur lui demande à quel étage il habite. La réponse fuse naïvement et énergiquement. « Au premier ».


« Il s'est retourné et a échangé un petit sourire avec les deux autres qui étaient restés dehors et tenaient la porte », assure Pierre. « Et là... », accompagné d'un « sale pédé », le premier coup de tête l'atteint au nez et à la lèvre inférieure.


Une douzaine d'autres suivront, portés avec le pied, le genou ou un poing américain. Même alors que Pierre a glissé à terre. « Il s'est acharné, m'a éclaté la tête contre la vitre. » À défaut de pouvoir rendre les coups, il tente de les esquiver.


« Je ne sais pas ce qui m'a le plus marqué », explique Pierre sûr aujourd'hui que ce n'est pas de la paranoïa. « Les coups ou toute la haine qu'il a mis dans ses propos. Il parlait de gens de ma race, de pourriture de pédés. Plus il sortait des phrases de ce type, plus sa force décuplait ».


Un état second

Roulé en boule au sol, il a le sentiment qu'il va « rester sur le carreau ». Il crie, appelle son ami qui finit par arriver en hurlant. « Ça a comme sorti le jeune d'un état second », se souvient Pierre qui rampe jusqu'au couloir.


Pendant qu'il appelle les secours une fois remonté chez lui, il entend encore des insultes homophobes. Il se rend à l'hôpital Saint-André dont il ressort avec quatre jours d'interruption totale de travail. « Je suis quelqu'un de discret, je ne suis pas militant de la cause gay, mais je trouve cette agression intolérable. » Jusqu'ici il n'avait souffert « que » de quolibets, remarques ou regards réprobateurs, jamais de violence en raison de son homosexualité.


Pierre a porté plainte, croit avoir reconnu son agresseur dans les fichiers de la police et est sûr d'avoir déjà vu chez une voisine, un des jeunes qui tenaient passivement la porte. L'enquête pour violences volontaires et insultes à caractère homophobe a été confiée au service de sécurité et de proximité de de Bordeaux.


Auteur : Florence moreau

18.06.2009

SOUTENEZ JESSICA ET VIRGINIE, VICTIMES DE LESBOPHOBIE

COMMUNIQUE DE QUAZAR, CENTRE LGBT D’ANGERS

Deux lesbiennes du centre-ville de Segré (Maine-et-Loire) sont victimes depuis de nombreux mois d'insultes lesbophobes de la part d'un groupe d'une vingtaine de jeunes entre 17 et 21 ans. A deux reprises, l'un d'entre eux a tiré en leur direction avec des balles à blanc. Les deux jeunes femmes, Jessica 24 ans et Virginie 28 ans, font face depuis la semaine dernière à une nouvelle montée en puissance des agressions avec courage et détermination.

Quazar leur apporte tout son soutien et dénonce avec la plus grande véhémence l'inaction des pouvoirs publics et de la gendarmerie locale pour faire cesser ces agressions à caractère répété.

Les faits sont consternants


Le 15 mai 2008, un jeune qui avait proféré des propos lesbophobes n'avait pas été poursuivi.Le 30 août 2008, un jeune les a menacées physiquement. Après un dépôt de plainte, il a écopé d'un mois de prison avec sursis et de 200 € de dommages et intérêts. Le même soir un autre jeune a tiré en leur direction avec des balles à blanc.

Il y a quinze jours, les jeunes femmes ont été insultées dans un commerce par une partie de ces jeunes.Mardi 2 juin dernier, la voiture de Virginie a été rayée intentionnellement.Vendredi 5 juin, un des jeunes a pénétré dans le domicile des deux jeunes femmes alors qu'elles étaient chez elles, leur causant une grande frayeur. Elles ont porté plainte pour violation de domicile.

Dans la nuit de vendredi au samedi 6 juin, cette bande de jeunes les a insultées sous leur fenêtre depuis la voie publique sans qu'aucun voisin ne s'y oppose. Au cri de «Bande de sales gouines, descendez!», «Vient sucer ma queue», «Je vais te la mettre dans le cul, tu vas aimer» les deux jeunes femmes ont enduré ces propos pendant des heures alors qu'elles disent avoir ont fait appel à la gendarmerie qui était présente à quelques mètres et qui n'est pas intervenue.

Entre samedi et dimanche derniers, les deux jeunes femmes ont porté plainte pas moins de quatre fois, pour violation de domicile, menaces avec arme, injures discriminatoires, et jet de détritus.

Jeudi 11 juin, Jessica et Virginie ont rencontré Laurent Olivier, sous-préfet de Segré, en présence du capitaine de gendarmerie qui leur ont assuré « avoir un oeil sur le dossier ». Mais à la question des deux jeunes femmes, de savoir quand le calme reviendrait dans notre rue, le sous-préfet leur a déclaré ne rien pouvoir faire car c'était un lieu public !

Depuis les événements d'août 2008, Jessica et Virginie avaient écrit à leur maire sans obtenir de réponse de sa part. Gilles Grimaud se décide enfin à recevoir les deux jeunes femmes maintenant que l'affaire s'ébruite dans la presse locale.

Non, Segré n'est pas une zone de non-droit !

L'attitude laxiste des pouvoirs publics locaux et de la gendarmerie depuis des mois a encouragé cette bande de jeunes à commettre ces attaques inqualifiables envers la dignité de deux citoyennes de Segré en raison de leur orientation sexuelle.

L'impéritie des pouvoirs publics et de la gendarmerie de Segré a conduit à renforcer le sentiment d'impunité des ces jeunes lesbophobes, qui se comportent comme de jeunes mâles sexistes, dominateurs et insultants envers les femmes.

Quazar exige des mesures de protection immédiates des forces de l'ordre nationales et municipales en faveur des deux jeunes lesbiennes de Segré, la poursuite sans faillir de ces jeunes et des mesures éducatives et répressives exemplaires envers ces jeunes lesbophobes à qui il est plus que temps d'apprendre le respect et l'égalité des droits des femmes et des lesbiennes.

N'attendons pas que ces jeunes, pour qui le sexe est un enjeu de domination, soient les futurs maris qui insultent et battent les femmes. Rappelons qu'en France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son mari ou de son compagnon. N'attendons pas un drame pour agir !

Le sexisme et la lesbophobie, au même titre que toutes les autres discriminations sont des fléaux sociaux qui ne passeront pas à Segré !

Aussi, Quazar, Centre lesbien, gay, bi et trans d'Angers, association de lutte contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle et l'identité de genre, appelle toutes les citoyennes, les citoyens, les partis, les syndicats, les associations LGBT et de femmes, à signer la pétition de soutien en rejoignant Jessica et Virginie dans leur courageux combat quotidien contre le sexisme et la lesbophobie. 

Signez la pétition de soutien à Jessica et Virginie >> 

Source : Quazar

17.06.2009

UNE LOI HOMOPHOBE AU NOM DE LA PROTECTION DES MINEURS !

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Le parlement de Lituanie (pays membre de l'Union Européenne) a adopté hier une loi sur la "protection des mineurs", interdisant en particulier de faire dans ce pays toute "publicité" pour les relations homosexuelles, bisexuelles et polygames.

 

77 députés ont voté pour cette loi, trois y ont été opposés et quatre se sont abstenus.

 

Selon ce texte, toute information publique faisant de la publicité pour les relations homosexuelles, bisexuelles et polygames est considérée comme ayant un effet négatif sur la santé psychique, le développement physique, intellectuel et moral des mineurs.

 

La nouvelle loi ne prévoit toutefois aucune sanction particulière pour ceux qui ne la respecteraient pas.

 

"C'est un mardi noir", a déclaré à l'AFP Vladimir Simonko, le président du Conseil de la Ligue des gays lituaniens."C'est une homophobie institutionnalisée qui se met en place", a-t-il regretté.Selon lui, les homosexuels lituaniens s'adresseront au président de la République pour lui demander de ne pas promulguer la loi.

 

De nombreuses associations internationales, dont Amnesty International, avaient exprimé leur indignation concernant le projet de cette loi.

 

En 2007 et 2008, les municipalités de Vilnius et de Kaunas avaient interdit le passage d'un "Camion de la tolérance", organisé par la Commission européenne pour lutter contre toutes les formes de discrimination, dont celle de l'orientation sexuelle.

 

Suite à un accord entre les associations homosexuelles de Lituanie, de Lettonie et d'Estonie, une Parade gay annuelle doit se tenir à tour de rôle dans l'un des trois pays baltes. En 2009, elle a eu lieu à Riga. L'année prochaine, elle doit se tenir à Vilnius.

 

Source : lepoint.fr/AFP

 

16.06.2009

LES ECOLES RELIGIEUSES POURRAIENT VIRER LES PROFS GAYS ...

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Saisi d'une affaire remontant à décembre 2008 dans une école protestante, le Conseil d’Etat néerlandais a rendu un avis qui fait scandale, suscitant des dissensions au sein même de la coalition au pouvoir (qui rassemble le parti chrétien-démocrate CDA, le Parti du travail PVDA, mais aussi ChristenUnie, un petit parti confessionnel protestant)

 

La haute juridiction  estime en effet dans son avis remis au gouvernement que les écoles protestantes pouvaient licencier des enseignants et des pasteurs homosexuels. Le Conseil d'Etat s'est même basé sur des directives européennes pour justifier son point de vue. Selon lui, les communautés éducatives auraient la liberté de réclamer à leur personnel des "normes et valeurs jugées déterminantes pour leur mission".  Toutefois cette exigence doit être "directement liées à la fonction", selon les textes européens et une loi néerlandaise punit les discriminations dans le domaine de l'emploi basées sur l'orientation sexuelle…

Le courant protestant néerlandais veut  imposer ainsi  une interprétation restrictive de la loi.

Les députés hollandais vont examiner maintenant l'avis du Conseil. Le parti réformateur entend déposer une proposition de loi pour interdire de tels licenciements.

 

Ainsi aux Pays Bas, les gays peuvent se marier mais ils pourraient dans le même temps être licenciés des écoles religieuses : Inquiétant! 

11.06.2009

NOUVEAU: UNE CAMPAGNE CONTRE L'HOMOPHOBIE A L'UNIVERSITE

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Le ministère de l'Enseignement Supérieur lance ces jours-ci une campagne de lutte contre l'homophobie dans les universités, la première du genre. Cette campagne, déclinée par voie d'affichage et élaborée en concertation avec l'Inter-LGBT et GayLib, vise à sensibiliser les étudiants et les personnels universitaires aux comportements homophobes. 40.000 affiches doivent être diffusées sur les campus, les résidences étudiantes et les principaux lieux fréquentés par la population universitaire

 

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L'HOMOPHOBIE DANS L'ENTREPRISE

Une pub de 2001 redécouverte par http://blog.gaynormandie.com/fred/

 

10.06.2009

PAS D'HOMOSEXUELS SUR LE TERRAIN !

Dans une enquête à paraître dans Foot Magazine, 67,8% des 296 footballeurs de D1 belge a répondu "Non" à la question de savoir si les homosexuels avaient leur place dans le football. Deux joueurs sur trois ne souhaitent donc pas voir d'homosexuels à ses côtés sur le terrain. Une intolérance qui choque, en particulier quand on sait que certains joueurs sont effectivement homosexuels. On savait certains joueurs et supporteurs racistes, on doit désormais ajouter une autre forme d'intolérance. Le plus inquiétant réside dans la proportion: deux joueurs sur trois... Des joueurs qui dans l'ensemble ne veulent rien voir: à la question de savoir si l'homosexualité existait dans le football, seul un joueur sur quatre a répondu "oui".

Les joueurs de foot ayant fait leur coming-out sont très rares. L'un d'eux, Marcus Urban, joueur de foot allemand a publié un livre sur le fait d'être homosexuel dans le milieu du foot. Il a caché celle-ci durant toute sa période de footballeur pro qu'il a arrêtée en 1993 à 23 ans. Sur le site 20minutes.fr, il expliquait notamment ceci: "Je contrôlais ce que je disais, ma gestuelle, tout ce qui pouvait paraître suspect. J’ai fait tout mon possible pour me maîtriser et contrôler mon environnement, pour que personne ne me soupçonne d’être homosexuel. Je jouais aussi en équipe nationale junior de RDA et je traînais toujours cela. C’était une pression incroyable."

A l'inverse, toujours dans cette enquête Foot Magazine, une majorité de joueurs de D1 belge juge le racisme comme un fléau dans leur sport.

Source : www.rtlinfo.be

01.06.2009

CE MOIS DE JUIN SUR CANAL +

Canal + va diffuser en juin les cinq courts métrages réalisés à partir du concours “Jeune et homo sous le regard des autres” destiné à lutter contre l’homophobie et qui avait été lancé en octobre 2008 par Roselyne Bachelot. C'est un jury présidé par le réalisateur  André Téchiné qui a sélectionné les meilleurs scenarii.

17.05.2009

AUJOURD'HUI 17 MAI: HENDAÏA EXPRESS

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Aujourd’hui, c’est la journée mondiale contre l’homophobie.

A cette occasion les associations gays et lesbiennes du Pays basque  organisent une « mobilisation » ludique de part et d’autre de la Bidassoa :

Au programme, jeu de piste en équipe et pique nique convivial.

L’objectif est d’attirer l’attention sur les différences de situation des deux cotés des Pyrénées et de montrer que partout, malgré les évolutions, l’homophobie reste encore une sale réalité.

GEHITU /  LGP BIARRITZ / BASCOBAROUDEURS / Mobilisation Gay & AIDES

CARTON ROUGE CONTRE L'HOMOPHOBIE

 

Pour lutter contre l'homophobie dans les stades, la Ligue de Football Professionnel (LFP) et le Paris Foot Gay ont  uni leurs efforts à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie. Ce clip vidéo, réalisé par So Film et cofinancé par la LFP, a été diffusé hier soir sur les écrans géants du Parc des Princes (Paris Saint-Germain), de Geoffroy Guichard (Saint-Etienne) et de Louis II (Monaco) avant le début des rencontres de la 36ème journée. 

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