08.06.2009

ET MAINTENANT LES DROITS LGBT A LA TRAÎNE EN EUROPE ?

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L'élection du nouveau parlement européen se caractérise par une poussée de la droite et un recul des socialistes ou sociaux-démocrates dans l'ensemble de l'Union. Seule l'écologie politique progresse à gauche mais sans compenser les pertes enregistrées par les socialistes.

Le mouvement LGBT Gaylib, associé à l'UMP, rappelle à juste titre que l'un des enjeux de la prochaine législature sera de rendre contraignante la Charte des Droits Fondamentaux qui accompagne le Traité de Lisbonne pour tous les Etats membres.

Mais il y fort à craindre que certains états dirigés par la droite s'exonèrent de cette charte qui garantit des droits fondamentaux aux minorités sexuelles, comme l'a déjà fait ostensiblement savoir
la Pologne.

Idem concernant la nouvelle directive européenne sur les discriminations qui a déjà eu du mal à se frayer un chemin jusqu'ici en raison de l'opposition de gouvernements de droite comme en Allemagne. Son sort risque d'être compromis et les personnes LGBT pourraient en être exclues.

Ces deux dossiers suffisent à eux seuls à donner une idée de la tiédeur qui risque d'être celle du nouveau parlement - et à sa suite celle de la Commission avec laquelle il travaille - sur les dossiers LGBT.

Selon toute vraisemblance, les beaux progrès en matière de libertés et de droits LGBT dont l'Union a été longtemps le symbole vont stagner pendant les cinq années à venir. Et le contraste risque d'être saisissant alors que les Etats-Unis - longtemps à la traîne de l'Europe - reprennent le chemin de la conquête avec l'arrivée d'Obama à la présidence et une majorité progressiste au Congrès.

 

Source : http://www.e-llico.com/ 

DIMANCHE, C'ETAIT JOUR D'ELECTIONS EUROPEENNES

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Pour voir les résultats en France par circonscription, cliquez ici.

Pour voir les résultats des différents pays européens,
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06.06.2009

LE COURAGE POLITIQUE, CA EXISTE !

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Sept adjoints au maire de Metz se sont prononcés pour le Pacs en Mairie et l'ouverture du mariage aux couples homosexuels, a indiqué aujourd'hui Mathieu Gatipon-Bachette, président de l'association Couleurs gaies.

 

«Ils signent en faveur du mariage gay et du Pacs en mairie, de la suppression des cours d'enseignement religieux en Alsace-Moselle et de l'accès aux dons du sang pour les personnes gays», a-t-il indiqué.

 

«C'est un pas assez important de voir des adjoints au maire de la ville de Metz ainsi qu'une dizaine de conseillers municipaux s'engager pour l'égalité des droits des personnes lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT). Nous avons réalisé là un véritable progrès», a-t-il estimé.

 

Les signataires sont Patricia Salusti, adjointe PS, Sélima Saadi, adjointe PS, Danielle Bori, adjointe PCF, Richard Lioger, 1er adjoint PS, Thomas Scudéri, adjoint PS, Isabelle Kaucic, adjointe PS et Patrice Nzihou, adjoint PS.

 

Tous les ans, plus de 500 élus lorrains sont sollicités pour signer la plate-forme des revendications de la Marche des fiertés LGBT qui aura lieu cette année samedi à Nancy et qui devrait réunir quelque 2.000 personnes, a encore indiqué M. Gatipon-Bachette.

 

Source : http://www.lalsace.fr 

 

05.06.2009

UNE "FOLLE" AVERTIE EN VAUT DEUX ...

 

Voila une information bien utile avant de voter ce dimanche : Comment les eurodéputés sortants ont-ils voté, jusqu’ici, sur la lutte contre les discriminations ?

 

Sur Le genre qui ne se laisse pas faire Alain Piriou dresse le bilan et constate : À chacun des  votes, deux blocs se sont fait face. Parmi les plus déterminés à faire progresser la législation, on compte les groupes GUE (Gauche unie européenne), PSE (Parti socialiste européen), Verts/ALE, et ALDE (Alliance des libéraux et démocrates pour l'Europe). Dans les opposants, les non-inscrits d'extrême-droite, évidemment, mais aussi le gros des troupes du PPE (Parti Populaire Européen)...

03.06.2009

ELECTIONS EUROPEENNES: DEMANDEZ LES PROGRAMMES !

 

 

 

Parti socialiste:«Nous renforcerons la législation anti-discrimination»Le PS, comme les autres membres du Parti socialiste européen, a décidé de présenter aux électeurs des 27 pays de l'UE un manifeste commun intitulé «Les citoyens d'abord. Un nouveau sens pour l'Europe.» Le PSE s'engage ainsi «à contrôler que toute législation européenne respecte pleinement les droits des citoyens consacrés par la  Convention européenne des droits de l'homme et par la Charte européenne des droits fondamentaux». Concernant les droits LGBT, deux propositions émergent. D'une part, les socialistes européens «renforceront la législation anti-discrimination afin de rendre effective l'égalité de traitement quelles que soient les différences de sexe, d'origine ethnique, de handicap, d'âge, d'orientation sexuelle et de religion ou croyance». D'autre part, ils proposent «de garantir l'égalité de traitement sans discrimination pour tous les citoyens européens quand ils se déplacent dans l'Union, en recherchant la reconnaissance dans tous les Etats des mariages, des contrats d'union civile et des droits parentaux légalement reconnus par un autre Etat membre».

Europe écologie:«Pour un statut européen légal du co-parent et de l'homoparentalité» La principale liste écologiste, menée notamment par Les Verts, a constitué son programme autour de «neuf piliers» et de «27 propositions». Parmi le «pilier droits humains», les écologistes souhaitent «une Europe protectrice des droits contre les discriminations de toutes et tous». Ainsi, «en défense des droits des personnes confrontées à l'homophobie, à la lesbophobie ou à la transphobie, l'Union européenne doit reconnaître et mettre en œuvre les principes de Djodjakarta qui demandent l'application de la législation internationale des droits humains en matière d'orientation sexuelle et d'identité de genre, ainsi qu'une protection juridique contre toute discrimination en raison de l'identité de genre ou de l'orientation sexuelle».Par ailleurs, Europe Écologie demande, «dans la mesure des compétences européennes, l'amélioration des conditions d'adoption en les alignant sur les plus favorables de l'Union, un statut européen légal du coparent et de l'homoparentalité et une reconnaissance rapide dans tous les pays membres des partenariats existant entre couples, de même sexe ou non, dans l'un ou l'autre des pays de l'Union».

 

Nouveau parti anticapitaliste:«Pour une directive cadre sur le mariage, la filiation, la procréation médicalement assistée» Dans son programme, le NPA consacre un point entier à «une Europe des droits et de l'égalité, celle de l'égalité des droits, hétéros, homos, trans et bi». Le parti anti-capitaliste fait d'abord le constat suivant: «Certes, l'homophobie et la transphobie sont aujourd'hui reconnues comme des discriminations. Une reconnaissance relayée au niveau des institutions européennes par une directive et des résolutions, mais qui ne sont dans de nombreux Etats que des déclarations d'intention sans réelles conséquences et qui restent dans tous les cas bien en dessous des revendications du mouvement LGBTI».Rappelant que «les droits des personnes LGBTI restent à géométrie variable» en Europe, le NPA affirme que «l'Union européenne se fait la gardienne de l'ordre moral, refusant le vote qui ouvrirait le droit à la filiation». Le parti révolutionnaire souhaite ainsi la mise en place «d'une directive cadre sur le mariage, la filiation, la procréation médicalement assistée», et «l'application du droit d'asile pour les personnes victimes de LGBTI-phobie». Et le NPA n'oublie pas la situation des trans, rappelant le «droit à disposer de son corps», et demandant «la facilitation du changement d'état-civil (nom et prénom) et la suppression de la mention de sexe».

Front de gauche:«L'Europe doit être contre la domination patriarcale» Si le Front de gauche rassemble trois composantes de «la gauche de gauche» (PCF, Parti de Gauche, Gauche Unitaire), son programme est relativement court, et n'évoque pas directement les questions LGBT. Le Front remarque néanmoins que «changer l'Europe passe par la reconnaissance de l'égalité des droits entre les femmes et les hommes dans toutes les sphères de la vie». Ajoutant: «Pour obtenir une égalité réelle, il faut tirer vers le haut TOUS les droits, et adopter une clause de l'européenne la plus favorisée pour permettre à Chaque femme de pouvoir bénéficier des lois les plus avancées pour les femmes dans les pays de l'Union. L'Europe doit être contre la domination patriarcale». Et les militants du Front de gauche sont attachés à une «Europe laïque». 

Mouvement démocrate:«Pour une Europe protectrice des droits» Au Mouvement Démocrate, le programme est encore plus flou concernant ces questions. On apprend ainsi que le parti de François Bayrou est « pour une Europe protectrice des droits », sans plus de précisions, et souhaite « établir un code de procédure civile européenne pour mieux définir l'application effective des droits des citoyens dans d'autres pays européens » 

 UMP:«Lutter contre toutes les formes de discrimination» Là encore, aucune mention des questions LGBT. Le programme de l'UMP se contente de souhaiter « une Europe qui garantisse à tous les citoyens les mêmes droits et mêmes protections d'un pays à l'autre ». Et souligne qu'il s'agit de « lutter contre toutes les formes de discriminations ». Pour le parti du Président de la République, il est par ailleurs nécessaire « d'adopter le traité de Lisbonne pour rendre juridiquement contraignante la Charte des Droits fondamentaux ».

Source : www.tetu.com

27.05.2009

ACT UP CONVOQUE NICOLAS SARKOZY

 

Au cours d’une conférence de presse hier, Act Up s'est dite  "au regret" d'annoncer ses vingt ans d'existence, estimant que "l'épidémie de Sida a assez duré et que l'on peut y mettre un terme".

 

L'association qui compte actuellement "de 130 à 150 militants dispose d'un budget annuel de "600.000 à 700.000 euros" provenant de dons, du Sidaction ou de quelques subventions de l'État. Connue pour ses actions spectaculaires, comme la couverture de l'Obélisque de la Concorde avec un préservatif géant en 1993, Act Up affirme que les "acquis", comme l'accès aux trithérapies pour tous et l'arrêt des expulsions, sont aujourd'hui "remis en cause par le gouvernement".

 

Act Up demande ainsi la libération des étrangers séropositifs en situation irrégulière des centres de rétention pour leur permettre d'accéder aux soins et le "droit d'asile" en France des personnes poursuivies dans leur pays pour homosexualité.

 

L'association a décidé d'adresser une lettre ouverte au président Nicolas Sarkozy. Dans cette lettre ouverte, elle lui rappelle "ses engagements" sur le Sida du mois d’ août 2008 lorsqu’il avait estimé que la lutte contre le virus est une "exigence profondément politique" et "profondément morale".

 

L'association dit donc avoir décidé de "convoquer" M. Sarkozy le 26 juin à Paris pour son vingtième anniversaire.

 

Source : AFP

RENCONTRE AVEC LE MINISTRE DE L'EDUCATION NATIONALE

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’Inter-LGBT, le Collectif Education contre les LGBTphobies en milieu scolaire (FCPE ; FERC-CGT ; FIDL ; FSU ; SGEN-CFDT ; UNEF ; UNL ; UNSA Education) et SIDA INFO SERVICE (Ligne Azur) ont été reçus ensemble le 25 mai 2009 par le Ministre de l’éducation nationale.

 

C’est la première fois que nos structures sont reçues officiellement à un si haut niveau au ministère de l’éducation nationale, par un ministre qui déjà l’an dernier affichait une volonté forte d’impliquer ses services dans la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle.

 

Nos organisations souhaitaient évoquer les questions de formation des personnels à la lutte contre les LGBTphobies en milieu scolaire, les outils à mettre en œuvre à destination des personnels et des élèves, l’affichage du dispositif Ligne Azur en Collège et le traitement des questions d’identité de genre par le système scolaire.

 

Le Ministre a confirmé que les discriminations qui frappent les personnes LGBT, personnels et élèves, doivent être combattues au même titre que toutes les autres discriminations. Il a admis que des actions devaient être menées à destination des élèves de collèges et des écoles primaires, sous l’angle de la lutte contre les discriminations, par étapes successives, et au moyen de messages adaptés à l’âge des élèves, le tout sous l’égide des services du Ministère.

 

Même si l’affichage dans les lycées du dispositif Ligne Azur, enfin effectif, a pris plusieurs mois de retard, ce que nos organisations ont déploré, l’action engagée se poursuivra et sera pérennisée, avec l’envoi à la rentrée scolaire 2009/2010 des brochures d’information destinées aux personnels et des cartes mémos destinées aux élèves comportant le numéro qu’ils peuvent appeler s’ils sont en interrogation sur leur orientation sexuelle et/ou leur identité de genre. Le visuel et le message de l’affiche, qui insistent sur la notion de différence, pourraient être réétudiés pour éviter les écueils de la stigmatisation.

 

Le Ministre a réaffirmé ce qu’il avait déjà dit en septembre 2008 : la réforme de la formation des personnels inclura la mise en œuvre d’un module de sensibilisation aux discriminations, dont les LGBTphobies.

 

Il n’a pas éludé les questions d’identité de genre, insistant lui-même sur le sens de la lettre « T » de nos acronymes. Il s’est engagé à la mise en place dans les prochains jours d’un groupe de travail à la Direction générale des enseignements scolaires (DGESCO), qui étudiera avec nos structures la meilleure approche à adopter sur ces questions, et réfléchira aux différents outils à mettre en œuvre à destination des élèves et des personnels.

 

Nos organisations ressortent de cet entretien avec un sentiment plutôt positif. Les annonces déjà encourageantes l’an dernier ont été réaffirmées dans la nouvelle circulaire de rentrée, et la question d’étendre à l’ensemble des élèves en les adaptant des dispositifs déjà adoptés et de prendre en compte les questions d’identité de genre répondent à nos attentes.

 

Il reste maintenant à concrétiser ces nouvelles annonces, et l’ensemble des organisations reçues seront très vigilantes quant aux suites qui leur seront données, la première étape devant se traduire par la mise en place dans les prochains jours d’un groupe de travail auprès de le DGESCO.

 

21.05.2009

MADAME BACHELOT, N'ABANDONNEZ PAS LES JEUNES GAYS !

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Madame la ministre, le 27 février vous avez présenté en Conseil des ministres une série de mesures visant à mieux protéger la santé des jeunes, principalement de 16 à 25 ans, et à répondre à leur besoin d’autonomie et de responsabilité.

Votre Plan santé jeunes se déclinait en plusieurs points dont le repérage et la prévention de la crise suicidaire chez les jeunes homosexuels. Cette prise de conscience fait suite au constat alarmant dressé par le docteur Marc Shelly, médecin de santé publique, que vous citez dans votre rapport. Selon son étude, menée en 2005, les jeunes homosexuels ont entre sept et treize fois plus de risques de faire une tentative de suicide que des jeunes hétérosexuels. Ces résultats confirment les chiffres issus des études américaines, canadiennes et australiennes : elles aboutissent, chez les homosexuels, à des chiffres de «sursuicidalité» variant de six à treize.

Les chiffres français ont été obtenus à partir d’un échantillon de 993 hommes âgés de 16 à 39 ans. En analysant les résultats, il avait ainsi constaté que, chez les jeunes gays, les tentatives de suicide étaient fortement associées à une dégradation de l’estime de soi : 80 % de ceux qui avaient attenté à leur vie au moins une fois avaient une opinion négative d’eux-mêmes ou évoquaient un manque de respect perçu chez autrui. Force est de constater que les moyens mis en avant dans le cadre du Plan santé jeunes ne sont pas en rapport avec les demandes formulées et que le résultat espéré (annoncé pour fin 2008) n’est pas au rendez-vous.

Quelles solutions concrètes apportez-vous au jeune rejeté par sa famille, raillé à l’école ou dans ses lieux de vie qui se retrouve devant cette extrémité qu’est le suicide ? Quel soutien proposez-vous aux familles ? N’aurait-il pas été plus judicieux de valoriser le travail des associations présentes sur le terrain, au plus près de l’homophobie du quotidien ?

Or, les associations ont été méprisées. Le travail de terrain, si précieux, a été balayé. Reçue à deux reprises par votre cabinet dont une première fois par votre attaché parlementaire, Pierre Bachelot, l’association nationale Le Refuge connaît de grandes difficultés suite à la suppression inexpliquée de la subvention allouée par votre ministère. Pourquoi fragiliser, au lieu d’accompagner, la seule structure en France conventionnée pour l’accueil d’un jeune public victime d’homophobie et en situation de profond mal-être ? Que répondre, après cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie, à nos six jeunes actuellement hébergés qui risquent, demain, de se retrouver à nouveau à la rue faute de courage politique de l’Etat et d’abandon par votre ministère ? Toutes vos actions, si elles sont douées de bonnes intentions, ne doivent pas se déliter peu à peu. Il faut des actions fortes, qui portent en elles une réponse adaptée aux réalités du terrain que nous, associations, constatons quotidiennement. C’est pour tout cela, madame la ministre, que nous vous faisons confiance pour prendre en compte cette souffrance majeure. Je vous demande, avec insistance, de faire preuve d’un vrai courage politique et de soutenir les acteurs de terrain qui œuvrent au quotidien pour la tolérance.

Nicolas Noguier président de l’association Le Refuge.

 

Source : http://www.liberation.fr/ 

05.05.2009

L'HOMOPARENTALITE... RECONNUE PAR UNE LOI SUR L'INCESTE !

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COMMUNIQUE DE GAY LIB

L’Assemblée nationale a adopté, le 29 avril, une proposition de loi de l’UMP visant à identifier, prévenir, détecter et lutter contre l’inceste sur les mineurs et à améliorer l’accompagnement médical et social des victimes. Ce texte précise à l’article 2 que « Les viols et les agressions sexuelles définis aux paragraphes 1 et 2 de la présente section constituent des incestes lorsqu’ils sont commis sur un mineur par : 1° Son ascendant ; 2° Son oncle ou sa tante ; 3° Son frère ou sa sœur ; 4° Sa nièce ou son neveu ; 5° Le conjoint ou le concubin d’une des personnes mentionnées aux 1° à 4° ou le partenaire lié par un pacte civil de solidarité avec l’une de ces personnes. » 

Le concubinage et le PaCS étant ouverts aux couples de même sexe, ce texte reconnaît donc l’enfant, son parent, ainsi que le concubin ou le partenaire de PaCS, hétérosexuel comme homosexuel, de celui-ci comme formant une famille, et ce, alors que le texte sur le statut du tiers est suspendu, au motif que la mention des familles homoparentales dans l’exposé des motifs poserait problème, selon le Député Jean LEONETTI.

Comme tout le monde, nous sommes très attachés à l’intérêt de l’enfant. Comme tout le monde, nous estimons que toute personne, quelle que soit son orientation sexuelle, usant de son autorité pour abuser d’un mineur, doit être sévèrement condamnée, notamment lorsqu’il s’agit d’inceste. GayLib a toujours affirmé que tous les citoyens de ce pays doivent avoir les mêmes droits ainsi que les mêmes devoirs.

Cependant, quelle est donc cette société française qui se dessine, où tous ont les mêmes devoirs et seulement une partie a des droits ? Est-ce cette société-là que veut le Président de la République ? Est-ce cette société-là que veut l’UMP ? Est-ce cette société-là qu’ont voulue les Français ? Nous ne le croyons pas aux vues des engagements de la campagne présidentielle.

Cette proposition de loi sur l’inceste sonne donc le glas de la mission confiée à Jean LEONETTI, puisque les familles homoparentales sont d’ores et déjà reconnues comme telles. Dès lors, plus rien ne s’oppose à l’inscription rapide, et en l’état, à l’ordre du jour parlementaire de l’avant projet de loi porté par la secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine MORANO.

 

04.05.2009

LIBERTE , EGALITE , LGBT

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du magazine mensuel des socialistes  La Rose au Poing.

 

Source : http://luclebelge.skynetblogs.be/

 

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